vendredi 25 janvier 2008

Cloverfield : Roar! Un film dont vous êtes le héros.


Sûrement avez-vous entendu parler de Cloverfield, ce film qui fait jaser depuis l’été 2007 et qui est longtemps resté sans titre. En effet, tout a débuté par une bande-annonce qui fut présentée juste avant Transformers: des acteurs méconnus, aucunes informations, une fête banale interrompue par « quelque chose » de mystérieux, aucun titre, pour seule information : une date (1-18-08) et une mention : du producteur J.J. Abrams (Lost, Alias, M:i III, le prochain Star Trek). C’est à ce moment que la curiosité du public a donné naissance à toute la campagne de Marketing auquel le film a eu droit.

En effet, profitant de l'intérêt et de l'avidité constante du public, J.J. Abrams et son équipe ont offert des réponses au compte-gouttes dans ce qui pourrait se comparer à The Lost Experience qui a eu lieu en 2006 sur le net en parallèle avec la télé série Lost et qui devait donner de nouvelles informations à tous ceux qui voudraient bien se prêter au jeu.

Sites après sites on en apprenait sur ce film qui finirait par s’appeler Cloverfield et dont le synopsis se résumerait par à peu près ceci : Ayant eu une promotion au Japon, Rob a droit à un party d’adieu, cependant, celui-ci est interrompu par l’attaque d’un monstre géant à New York, le film sera tout ce que leur caméra aura pu filmer dans leurs efforts de survie face à cet événement horrifiant.

Ainsi, vers la fin du mois de janvier 2008, toutes nos réponses étaient enfin répondues… Ou presque.

Comme je l’ai remarqué dernièrement, on aime bien mieux nous offrir des expériences/exercices de style que des films, ce qui pour moi est une excellente chose, (pensons à Grindhouse de Tarantino et Rodriguez) et Cloverfield est une autre de ces expériences inoubliables et incroyable. En effet, ce film est une immersion complète du point de vue des survivants et ce à l’aide de ce que leur caméra a bien réussi à capter, nous donnant aussitôt l’impression et du même coup la sensation d’être nous aussi un des survivants.

Bien que le réalisme ait ses limites dans un film de monstre, en offrant des acteurs méconnus du début à la fin, celui-ci est grandement conservé et nous mène à croire avec justesse à cette histoire rocambolesque qui nous donne une bonne idée de comment cette situation pourrait être vécue si elle avait lieue. Pas de psychologie compliqué, de simples réactions humaines qui réussissent avec subtilité à porter un certain jugement sur les failles de notre société.

Oui, les mouvement (presque) incessants de la caméra peuvent donner des maux de cœur à certains, mais c’était là tout l’idée de l’expérience qui est à mon avis complète. Oui, le manque de réponses peuvent en choquer d’autres puisque nous ne savons et voyons que ce que nos protagonistes principaux vivent. Sauf que ces réponses sont facilement trouvable en visitant les nombreux sites/forums liés ou non à toute cette grande expérience qui après tout ne servait pas qu’à faire du marketing.

Du côté de la musique, pour ajouter encore et toujours au « réalisme » il n’y en a pas durant le film (franchement, on ne réalise même pas tant on est captivé par tout le reste), sauf durant le party qui offre des choix musicaux, pour la plupart, inusités. Sauf que pour les intéressé, durant le générique, Michael Giacchino (fidèle collaborateur de J.J. Abrams) nous offre son dernier chef d’œuvre : Roar! (Cloverfield Overture), un pièce musicale complètement hallucinante.

Donc ? Cloverfield vaut-il la peine ? Si on se prête corps et âme dans cette expérience merveilleuse, oui! Ce film offre une intensité, un réalisme et un concept absolument merveilleux et tout comme dans Lost, il y a un soucis du détail complètement incroyable qui ne cesse de révéler d’autres secrets.

En conclusion, je vous conseille grandement d’aller voir cette première grande expérience de 2008 qui sait délivrer toute la marchandise qu’on attend et qui s’avère encore plus intéressant lors de la 2e écoute, alors que toute la surprise est passée et qu’il nous reste plus qu’à savourer cette œuvre qui a tout d’un excellent divertissant et non d’un film à grands prix. N’oublions pas que les bonnes critiques pleuvent de partout, des 5/5, des 4/5 et des 4½/5 et que cette expérience n’est qu’encore mieux complété sur grands écrans et avec les hauts-parleurs qui savent accorder avec perfection tout l’effort derrière la justesse du bruitage. Je vous laisse donc sur une phrase que j’ai lu dans une critique que je trouve excellente : And, ultimately, that's the reason why Cloverfield works - because this film takes you into the heart of the maelstrom and leaves you there.

4/5 Jschartrand

REEVES, Matt. Cloverfield. 85 min, son, couleur, Etats-Unis, 2008.

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