
Les films Before Sunrise, Before Sunset et 2 days in Paris ne sont pas si différent les uns des autres et ont tous un point commun : Julie Delpy. Comme ce sont des caractéristiques semblables qu’on relève de ces trois œuvres, j’en ferai donc une analyse en une seule critique.
Une question, est-il possible de baser tout un film sur les dialogues? Cela peut sembler banal ou ennuyeux et c’est vraiment ce que j’aurais cru ou tendance à croire, mais ces trois films arrivent à nous prouver le contraire. Peu d’action, la ville en arrière-fond qui influence les événements et tout déboule et évolue selon les dialogues écrit avec perfection.
Before Sunrise est l’histoire de deux jeunes adultes se rencontrant dans un train qui traverse l’Europe et qui décide de passer une journée à Viennes. Dans des décors d’une romance inavouée, de nombreux dialogues auront lieux où ils réaliseront qu’à travers leurs différences et leurs similitudes, un lien sous-estimé se tissera.
Before Sunset lui, illustre leur rencontre dix ans plus tard. Fait étonnant, c’est que le film est réellement réalisé dix ans plus tard et qu’il ramène les même acteurs au premier plan, mais aussi à l’écriture du script et ayant Paris comme ville de fond.
2 days in Paris est à détacher des deux premiers, mais Julie Delpy signe ici le scénario, la réalisation, le montage, la musique et le jeu de la protagoniste principale. Il serait dingue de ne pas voir les similitudes de ce film face aux deux premiers ou du moins d’en découvrir les sources et les inspirations. On y raconte plutôt le retour d’une française à Paris avec son compagnon de vie américain. Déboulera la confrontation d’un homme face à la famille de sa bien aimé, d’un américain face à la France et d’un compagnon de vie face au passé de celle qu’il croit connaître. Des tonnes d’observation inséré avec grâce et subtilité.
Donc, trois films, trois mondes semblables, mais qui évoluent de façon indépendante. Alors que le premier met plutôt l’emphase sur comment deux êtres arrivent à se connaître, mélangent leurs conversations et profitent du peu de temps qu’ils ont ensemble, le deuxième s’avère encore plus touchant et approfondie. Il ramène sans cesse à l’avant-plan les péripéties du premier film, illustrant à quel point une seule journée peut changer une vie et arrive à illustrer les gênes que deux personnes peuvent avoir face à une vie qu’ils veulent ou ne veulent pas vivre. Les discussions sont plus touchantes, plus profondes et plus merveilleuses, sans oublier qu’il se termine avec une fin encore plus abrupte que le premier volet. Pour sa part, le troisième film illustre plutôt une relation de deux partenaires semblant vivre une relation saine, mais qui devra passer à travers les épreuves du passé et où deux mentalités devront cohabités puisque l’une est française et l’autre américain. Beaucoup plus axé sur la comédie, la fin n’en est pas plus touchante et les réflexions sont plus personnelle et solitaire que les deux autres, n’ayant qu’un seul personnage en réelle narration.
Non-basé sur l’action, ces films pourraient être appelé des chroniques, des observations de tous les jours et sans contredit, les interprétations d’un réalisme malsain y sont pour quelque chose et la profondeur des dialogues aussi. La caméra a toujours un œil subjectif, nous plaçant comme spectateur des événements. Ils savent capter en un petit laps de temps le point majeur d’une vie. La façon dont une simple rencontre passe de la gêne à l’avoue, jusqu’au plus profondes révélations. Comment un sourire peut cacher une peine et une peine une joie. La façon dont deux êtres s’aiment, se détestent, se comprennent, se suivent et peuvent arrêter le temps, aussi vite peut-il aller.
Les deux premiers résultent en un tout essentiel, l’un ne peut vivre sans l’autre et l’autre ne peut vivre sans l’un. Tout comme on s’en rendra compte, l’un des protagonistes ne peut vivre sans l’autre.
Pour 2 days in paris, plaçant Julie Delpy comme profonde narratrice et penseuse, elle y joint une direction et un montage plus conventionnel où des images, des extraits et des retours en arrières n’hésitent jamais pour clairement illustrer une pensée ou un fait. Il y a aussi cette rivière de différence des deux amoureux qui sera magnifiquement illustré par des scènes aussi drôle que bien pensée où ce qu’on voit, n’est pas nécessairement ce qui se passe. Donc, une réalisation plus intime, plus vivante et plus intéressante.
On y retrouve alors une Julie Delpy qui évolue, mais qui est toujours en constante quête d’amour et qui l’illustre toujours en parole que ce soit directement ou en narration et en somme, on nous offre trois films où les mots n’auront jamais été aussi efficace.
Note : J’ai vu les 3 films en version originale et comme on y mélange à la fois l’anglais, le français et même d’autres langues, je conseille fortement de vivre l’expérience dans son format original pour profiter de toutes ses subtilités qui savent ajouter un charme essentiel.
Une question, est-il possible de baser tout un film sur les dialogues? Cela peut sembler banal ou ennuyeux et c’est vraiment ce que j’aurais cru ou tendance à croire, mais ces trois films arrivent à nous prouver le contraire. Peu d’action, la ville en arrière-fond qui influence les événements et tout déboule et évolue selon les dialogues écrit avec perfection.
Before Sunrise est l’histoire de deux jeunes adultes se rencontrant dans un train qui traverse l’Europe et qui décide de passer une journée à Viennes. Dans des décors d’une romance inavouée, de nombreux dialogues auront lieux où ils réaliseront qu’à travers leurs différences et leurs similitudes, un lien sous-estimé se tissera.
Before Sunset lui, illustre leur rencontre dix ans plus tard. Fait étonnant, c’est que le film est réellement réalisé dix ans plus tard et qu’il ramène les même acteurs au premier plan, mais aussi à l’écriture du script et ayant Paris comme ville de fond.
2 days in Paris est à détacher des deux premiers, mais Julie Delpy signe ici le scénario, la réalisation, le montage, la musique et le jeu de la protagoniste principale. Il serait dingue de ne pas voir les similitudes de ce film face aux deux premiers ou du moins d’en découvrir les sources et les inspirations. On y raconte plutôt le retour d’une française à Paris avec son compagnon de vie américain. Déboulera la confrontation d’un homme face à la famille de sa bien aimé, d’un américain face à la France et d’un compagnon de vie face au passé de celle qu’il croit connaître. Des tonnes d’observation inséré avec grâce et subtilité.Donc, trois films, trois mondes semblables, mais qui évoluent de façon indépendante. Alors que le premier met plutôt l’emphase sur comment deux êtres arrivent à se connaître, mélangent leurs conversations et profitent du peu de temps qu’ils ont ensemble, le deuxième s’avère encore plus touchant et approfondie. Il ramène sans cesse à l’avant-plan les péripéties du premier film, illustrant à quel point une seule journée peut changer une vie et arrive à illustrer les gênes que deux personnes peuvent avoir face à une vie qu’ils veulent ou ne veulent pas vivre. Les discussions sont plus touchantes, plus profondes et plus merveilleuses, sans oublier qu’il se termine avec une fin encore plus abrupte que le premier volet. Pour sa part, le troisième film illustre plutôt une relation de deux partenaires semblant vivre une relation saine, mais qui devra passer à travers les épreuves du passé et où deux mentalités devront cohabités puisque l’une est française et l’autre américain. Beaucoup plus axé sur la comédie, la fin n’en est pas plus touchante et les réflexions sont plus personnelle et solitaire que les deux autres, n’ayant qu’un seul personnage en réelle narration.

Non-basé sur l’action, ces films pourraient être appelé des chroniques, des observations de tous les jours et sans contredit, les interprétations d’un réalisme malsain y sont pour quelque chose et la profondeur des dialogues aussi. La caméra a toujours un œil subjectif, nous plaçant comme spectateur des événements. Ils savent capter en un petit laps de temps le point majeur d’une vie. La façon dont une simple rencontre passe de la gêne à l’avoue, jusqu’au plus profondes révélations. Comment un sourire peut cacher une peine et une peine une joie. La façon dont deux êtres s’aiment, se détestent, se comprennent, se suivent et peuvent arrêter le temps, aussi vite peut-il aller.
Les deux premiers résultent en un tout essentiel, l’un ne peut vivre sans l’autre et l’autre ne peut vivre sans l’un. Tout comme on s’en rendra compte, l’un des protagonistes ne peut vivre sans l’autre.
Pour 2 days in paris, plaçant Julie Delpy comme profonde narratrice et penseuse, elle y joint une direction et un montage plus conventionnel où des images, des extraits et des retours en arrières n’hésitent jamais pour clairement illustrer une pensée ou un fait. Il y a aussi cette rivière de différence des deux amoureux qui sera magnifiquement illustré par des scènes aussi drôle que bien pensée où ce qu’on voit, n’est pas nécessairement ce qui se passe. Donc, une réalisation plus intime, plus vivante et plus intéressante.
On y retrouve alors une Julie Delpy qui évolue, mais qui est toujours en constante quête d’amour et qui l’illustre toujours en parole que ce soit directement ou en narration et en somme, on nous offre trois films où les mots n’auront jamais été aussi efficace.
Note : J’ai vu les 3 films en version originale et comme on y mélange à la fois l’anglais, le français et même d’autres langues, je conseille fortement de vivre l’expérience dans son format original pour profiter de toutes ses subtilités qui savent ajouter un charme essentiel.
4/5 Jschartrand
LINKLATER, Richard. Before Sunrise. 105 min., son, couleur, États-Unis/Autriche/Suisse, 1995.
LINKLATER, Richard. Before Sunset. 80 min., son, couleur, États-Unis, 2004.
DELPY, Julie. 2 days in Paris. 96 min., son, couleur, France/Allemagne, 2007.
LINKLATER, Richard. Before Sunset. 80 min., son, couleur, États-Unis, 2004.
DELPY, Julie. 2 days in Paris. 96 min., son, couleur, France/Allemagne, 2007.

