
N’en ayant pas vu aucun, je me suis repris il y a quelques semaines, m’achetant le coffret de la trilogie afin d’être prêt à visionner ce quatrième volet de la série Indiana Jones. Bien sûr, ils datent de bien longtemps (c’est d’ailleurs l’étonnement la plus grande quand à l’annonce de ce film, faire une suite après 20 ans?), mais la formule en est une qui roule bien, qui traverse avec justesse les époques et qui se laissent savourer avec grand plaisir et bien plus qu’une majorité des films pop-corn qu’on ose nous sortir parfois. Mêlant humour, action, scènes haletantes, mystères, énigmes, romance et bien plus, on se laisse embarquer et on serre les mains durant les scènes ou aucun répit ne nous est laissé. Bon, les histoires sont relatives, pour ma part, ce n’est pas pour ça, que ces films furent pleinement (ou presque) divertissant, ce sont bien plus pour la qualité de la mise en scène de l’action, des dialogues et de l’humour, donc, menant à cette question: ce quatrième film est-il à la hauteur?
Oui et non, je vous livre mon pourquoi.
Avec ce quatrième volet, Indiana Jones and the kingdom of the crystal skull, on tente de faire de cette série ce qu’elle n’est pas. (Attention, certaines révélations de cette critique pourraient gâcher des surprises du films.) Premièrement, on détruit le moule de la série et on lui donne beaucoup de temps avant que le tout se place. Il y a un vingt minutes de trop et c’est certains. Serait-ce parce que Harrison Ford est trop vieux que nous avons limité les scènes d’actions? Oui, il y a quelques longueurs dans la première partie. Non, on a pas droit à une introduction remplie d’action et ce pendant un bon 15-20 minutes comme à chaque Indiana Jones et déjà en partant, cela frustre un peu. Beaucoup est attribuée à l’histoire, qui encore ici, ne vole pas nécessairement haut et même pire, vire un peu en n’importe quoi au fur et à mesure que ça avance.. Vous verrez pourquoi plus loin.
Les références et clins d’œil aux autres chapitres de la série, on ne peut y échapper et pour la plupart, cela fait sourire. Bien que le moule soit défait, on y garde la même réalisation, on y conserve un art visuel semblable aux autres films et à l’époque, ce qui rassure, amène une douce nostalgie et ne fait pas trop ressortir le film du lot, puisqu’on pouvait s’attendre au pire, s’ils avaient décider de profiter pleinement des ressources de notre époque, bien qu’ils le font un peu. On reprend le logo de Paramount incrusté dans la scène d’ouverture, on y glisse des petites images bien simple aux autres films et on situe enfin des réponses à des questions qu’on ne croyait jamais résolues. D’ailleurs, l’utilisation d’un vieux personnage demeure une des meilleures idées de ce film. Dommage que cela prenne autant de temps, avant que cette idée fasse son apparition.
On ne surjoue pas, on est juste, mais on y offre un peu trop de batailles à mains armées ou à arme à mains et pas assez d’action enlevante, un bref vingt minutes ou à peine. Cependant, une fois que l’histoire arrive à se situer, on tombe dans l’action et on retrouve avec joie tout ce qui fait le succès de la série, on y rit, heureusement, on sourit et on finit par apprécier jusqu’à… La conclusion disons.. Discutable.
Sans trop en dire, mentionnons que mélanger archéologie, Indy et extra-terrestre, ce n’est peut-être pas le combo le plus payant..
Du côté de la musique, John Williams est fidèle à lui-même, mais n’invente rien de nouveau, on a même presque l’impression qu’ils ont repris des morceaux des autres films et qu’ils les ont incorporés un peu partout dans le film. Il y a certes un abus de ce fameux thème musical qui à la fin, tape sur les nerfs.
Enfin, ce film n’est pas à la hauteur des précédents, vingt après, on tente de lier le tout et de donner du sens à ce qui n’en a pas besoin. On utilise de nouvelles bonnes idées, mais on offre trop de place à l’histoire, oubliant que le premier point est le divertissement. Toutefois, on n'enlèvera pas l’effort qu’il y a derrière et la réalisation de Spielberg, toujours aussi efficace. L’art visuel, par son ancienneté plait et les effets spéciaux ne sont pas là pour toujours en mettre plein la vue (quoique toute la scène de la jungle fait terriblement King Kong et que de sauter de lianes en lianes avec des singes soit un peu trop spider-man et beaucoup trop déplacé). Les acteurs sont tous à la bonne place, le retour de Karen Allen est un choix judicieux autant que Shia Labeouf qui vient avec joie succéder aux nombreux accompagnateur de notre héros, après les femmes, le père, voici la jeunesse, là pour s’assurer des scènes d’actions où le vieux professeur n’a plus toutes ses capacités et reprenant dignement le flambeau. Toutefois, on ne peut nier que plusieurs tics de jeu de Shia sont notables et se demandant ainsi si c’est un hasard si tous ses rôles semblent se ressembler. Harrison Ford n’est pas nécessairement trop vieux, mais a fait cette suite juste à temps. Et bien sûr, la brillante Cate Blanchett, interprétant son rôle de capitaliste avec justesse.
Donc, on reproche surtout la faiblesse de l’histoire, ce qui n’est pas nouveau, mais surtout le manque d’action et de scènes fortes et divertissantes en quantité industrielles, ce qui déçoit, surtout face à la longueur du film. Donc, ayant trouvé que le 2e film de la série était le moins bon, il avait certes beaucoup plus de scènes marquante que celui-ci.
Loin d’être le film qu’il n’aurait jamais fallu faire, on a encore la main pour ce genre de film et on l’a mieux que bien d’autres, mais avec vingt ans, on aurait pu s’attendre à mieux et aurait sûrement pu faire mieux. En espérant que la sauce a été épuisée et que la série ne perde pas toutes les qualités qui la composent.
Oui et non, je vous livre mon pourquoi.
Avec ce quatrième volet, Indiana Jones and the kingdom of the crystal skull, on tente de faire de cette série ce qu’elle n’est pas. (Attention, certaines révélations de cette critique pourraient gâcher des surprises du films.) Premièrement, on détruit le moule de la série et on lui donne beaucoup de temps avant que le tout se place. Il y a un vingt minutes de trop et c’est certains. Serait-ce parce que Harrison Ford est trop vieux que nous avons limité les scènes d’actions? Oui, il y a quelques longueurs dans la première partie. Non, on a pas droit à une introduction remplie d’action et ce pendant un bon 15-20 minutes comme à chaque Indiana Jones et déjà en partant, cela frustre un peu. Beaucoup est attribuée à l’histoire, qui encore ici, ne vole pas nécessairement haut et même pire, vire un peu en n’importe quoi au fur et à mesure que ça avance.. Vous verrez pourquoi plus loin.
Les références et clins d’œil aux autres chapitres de la série, on ne peut y échapper et pour la plupart, cela fait sourire. Bien que le moule soit défait, on y garde la même réalisation, on y conserve un art visuel semblable aux autres films et à l’époque, ce qui rassure, amène une douce nostalgie et ne fait pas trop ressortir le film du lot, puisqu’on pouvait s’attendre au pire, s’ils avaient décider de profiter pleinement des ressources de notre époque, bien qu’ils le font un peu. On reprend le logo de Paramount incrusté dans la scène d’ouverture, on y glisse des petites images bien simple aux autres films et on situe enfin des réponses à des questions qu’on ne croyait jamais résolues. D’ailleurs, l’utilisation d’un vieux personnage demeure une des meilleures idées de ce film. Dommage que cela prenne autant de temps, avant que cette idée fasse son apparition.
On ne surjoue pas, on est juste, mais on y offre un peu trop de batailles à mains armées ou à arme à mains et pas assez d’action enlevante, un bref vingt minutes ou à peine. Cependant, une fois que l’histoire arrive à se situer, on tombe dans l’action et on retrouve avec joie tout ce qui fait le succès de la série, on y rit, heureusement, on sourit et on finit par apprécier jusqu’à… La conclusion disons.. Discutable.
Sans trop en dire, mentionnons que mélanger archéologie, Indy et extra-terrestre, ce n’est peut-être pas le combo le plus payant..
Du côté de la musique, John Williams est fidèle à lui-même, mais n’invente rien de nouveau, on a même presque l’impression qu’ils ont repris des morceaux des autres films et qu’ils les ont incorporés un peu partout dans le film. Il y a certes un abus de ce fameux thème musical qui à la fin, tape sur les nerfs.
Enfin, ce film n’est pas à la hauteur des précédents, vingt après, on tente de lier le tout et de donner du sens à ce qui n’en a pas besoin. On utilise de nouvelles bonnes idées, mais on offre trop de place à l’histoire, oubliant que le premier point est le divertissement. Toutefois, on n'enlèvera pas l’effort qu’il y a derrière et la réalisation de Spielberg, toujours aussi efficace. L’art visuel, par son ancienneté plait et les effets spéciaux ne sont pas là pour toujours en mettre plein la vue (quoique toute la scène de la jungle fait terriblement King Kong et que de sauter de lianes en lianes avec des singes soit un peu trop spider-man et beaucoup trop déplacé). Les acteurs sont tous à la bonne place, le retour de Karen Allen est un choix judicieux autant que Shia Labeouf qui vient avec joie succéder aux nombreux accompagnateur de notre héros, après les femmes, le père, voici la jeunesse, là pour s’assurer des scènes d’actions où le vieux professeur n’a plus toutes ses capacités et reprenant dignement le flambeau. Toutefois, on ne peut nier que plusieurs tics de jeu de Shia sont notables et se demandant ainsi si c’est un hasard si tous ses rôles semblent se ressembler. Harrison Ford n’est pas nécessairement trop vieux, mais a fait cette suite juste à temps. Et bien sûr, la brillante Cate Blanchett, interprétant son rôle de capitaliste avec justesse.
Donc, on reproche surtout la faiblesse de l’histoire, ce qui n’est pas nouveau, mais surtout le manque d’action et de scènes fortes et divertissantes en quantité industrielles, ce qui déçoit, surtout face à la longueur du film. Donc, ayant trouvé que le 2e film de la série était le moins bon, il avait certes beaucoup plus de scènes marquante que celui-ci.
Loin d’être le film qu’il n’aurait jamais fallu faire, on a encore la main pour ce genre de film et on l’a mieux que bien d’autres, mais avec vingt ans, on aurait pu s’attendre à mieux et aurait sûrement pu faire mieux. En espérant que la sauce a été épuisée et que la série ne perde pas toutes les qualités qui la composent.
3/5 Jschartrand
SPIELBERG, Steven. Indiana Jones and the kingdom of the crystal skull. 124 min., son, couleur, Etats-Unis, 2008.

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