jeudi 14 août 2008

Once: un hymne à la vie et à la musique.


Si Be kind rewind, le dernier bijou du réalisateur Michel Gondry était un hommage au cinéma et à l’amour de la réalisation de films de tout genre, Once est de son côté un hommage direct à la musique à sa forme la plus simple, loin de toute l’emphase commerciale qu’elle a su atteindre. Voici la critique d’un petit film indépendant tourné en moins de deux semaines qui par une simplicité alarmante et un charme irrésistible, réussit à nous toucher droit au cœur.

Comme tout film indépendant qui se respecte, Once a fait peu de bruit, même s’il a gagné l’oscar de la meilleur chanson en 2007 et qu’il représente un des films les plus acclamés de cette même année. Pourtant, comme bien des films indépendants qui font peu jaser, celui-ci est un petit bijou qu’il ne faut surtout pas écarter.

Filmé à Dublin en 17 jours, tourné comme un documentaire et ayant comme histoire de base la rencontre de deux amoureux de musique qui tentent de se remettre chacun de leurs côté d’amours déchus, le film ne pourrait être plus réaliste. Sans oublier que c’est lors du tournage que les deux acteurs principaux ont commencé à sortir ensemble, une chimie qui ne pourrait mieux briller à l’écran et dans leurs chansons.

Peu d’action et pas une réalisation qui est là pour impressionner, tout est dans les chansons qui arrivent à alimenter le rythme et à apporter des petits clés ici et là sur l’histoire alors qu’on suit, leur histoire à cœur ouvert.

Un film simple porté par une poésie musicale planante qui dès leur première chanson ensemble, donne envie de se procurer la trame sonore hantée par des voix maladroites et une touche indie entièrement craquante.

Mettant l’emphase sur les relations humaines, les risques, la passion et tout simplement la vie, le film atteint définitivement son but en nous séduisant jusqu’à la dernière note du générique.

4/5 jschartrand

CARNEY, John. Once. 85 min., son, couleurs, Irlande, 2007.

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